On raconte qu’au cœur d’une vieille forêt du Gabon, vivait un ancien guérisseur nommé Ekondo. Il était respecté… mais aussi redouté. On disait qu’il parlait aux morts, qu’il leur demandait conseil pour guérir les vivants. Et pour cela, il utilisait un masque sacré, fait d’os, de sang et de cendre. Le Masque du Feu Noir.
Avant de mourir, Ekondo donna un seul avertissement :
« Que personne ne touche à mon masque. S’il voit ton visage, il prendra ton âme. »
Des années plus tard, un groupe de jeunes voulut explorer sa case abandonnée. Ils riaient, filmaient tout avec leur téléphone. Mais dans un coin de la hutte, recouvert de poussière, ils trouvèrent le masque. Un masque sans yeux, mais qui semblait respirer.
L’un d’eux, Kevin, le prit et dit en riant :
« Regardez, je suis Ekondo ! »
Dès qu’il le posa sur son visage, le silence tomba. Plus un bruit. Et soudain, il cria. Ses amis voulurent retirer le masque… impossible. Il était collé, comme fondu sur sa peau. Ses yeux devinrent noirs, sa voix changea.
« Vous m’avez réveillé… » murmura-t-il.
Les lampes s’éteignirent. Quand elles se rallumèrent, Kevin avait disparu. À sa place, le masque reposait au sol, face vers le haut… et il souriait.
Depuis ce jour, la case d’Ekondo brûle sans jamais se consumer. Et la nuit, dans certaines forêts, si tu entends quelqu’un rire doucement derrière toi, ne te retourne surtout pas… car le masque cherche toujours un nouveau visage.
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