J’ai longtemps hésité à la raconter mais j’en suis encore traumatisée, je n’ai pas d’explication rationnelle à tout ça…

Il y a quelques mois, un samedi soir de vacances, mes amies et moi avions décidé de passer une soirée tranquille chez moi. Pour te mettre un peu dans le contexte ont habite un village là où ont a toutes grandis, après le décès de ma grand-mère j’ai hérité d’un des appartements qu’elle avait dans un immeuble qui avait était refait à neuf suite à un incendie, en 2005. Mais ont voulait se retrouver nos moments ensemble était de plus en plus rare du à la vie active et toutes des lieux différents d’étude supérieur mais à chaque vacances ont se retrouver dans notre village. Ce soir était cinq : il y avait Chloé, Sarah, Léa, Manon et moi (j’ai changé les prénoms pour les filles). On avait prévu des pizzas, quelques verres, et un marathon de films d’horreur pour s’amuser. On s’était installées dans le salon, les volets fermés et les lumières tamisées pour mettre l’ambiance. Au bout d’une heure, on s’était plongées dans un vieux film d’horreur, avec la maison plongée dans un silence étrange, brisé seulement par nos cris et nos rires à chaque scène effrayante. On était absorbées par l’histoire, tout se passait comme prévu. Jusqu’au moment où un bruit nous a fait sursauter.

C’était un petit grattement, très léger, qui semblait venir de la fenêtre. J’ai tendu l’oreille, et en échangeant des regards inquiets avec Chloé, j’ai demandé aux autres si elles l’entendaient aussi. Léa, qui aime toujours rationaliser, a soupiré en disant que c’était sûrement une branche d’arbre ou un animal. On a ri, et on est passées à autre chose.

Mais peu de temps après, le bruit a recommencé, cette fois plus fort, comme si quelqu’un frappait doucement contre la vitre, insistant. Mon cœur s’est mis à battre plus vite. J’habite en appartement au deuxième étage, avec un balcon, et il n’y a absolument aucune raison pour que quelqu’un soit dehors à cette heure-là. J’ai essayé de me convaincre que c’était juste une coïncidence, un oiseau, ou quelque chose d’inoffensif. Mais quand Manon est allée jeter un coup d’œil, elle a pâli. “Il n’y a rien… mais j’ai clairement vu une ombre passer derrière la fenêtre.”

L’ambiance dans la pièce a changé instantanément. On a toutes eu un frisson. Après un moment de silence, Sarah, qui est la plus courageuse, a décidé de sortir sur le balcon pour vérifier, malgré nos protestations. Elle a fait le tour et n’a rien vu. Quand elle est rentrée, elle a ri de notre nervosité et nous a dit qu’on se faisait des films. “C’est vous qui avez voulu faire un marathon de films d’horreur, non ?”

On a toutes un peu ri, mais l’ambiance était tendue, alors on a décidé de mettre un film plus léger pour se changer les idées. Tout se passait bien, jusqu’à ce qu’on entende un bruit étouffé, provenant cette fois de la cuisine. C’était comme le bruit d’une chaise qui se déplaçait sur le sol. On a toutes regardé vers la porte de la cuisine. “C’est peut-être le chat ?”, a proposé Léa, essayant de garder son calme. Mais je n’ai pas de chat.

À ce moment-là, plus personne ne parlait. Chacune regardait les autres, essayant de capter la moindre réaction. Sarah a pris son téléphone et a pointé la lampe vers la cuisine, s’avançant à pas hésitants. On la suivait toutes, en file indienne, le souffle court. La cuisine était vide. Tout était à sa place… sauf une chaise, qui avait été déplacée, légèrement tirée en arrière de la table. J’ai eu la gorge nouée. J’étais absolument certaine que toutes les chaises étaient rangées correctement quand on avait préparé les pizzas.

On a commencé à sérieusement paniquer. Léa a alors suggéré de s’asseoir toutes dans le salon, de verrouiller la porte, et d’attendre un peu pour voir si ça continuait. On a baissé le son de la télé, et on est restées là, assises dans le noir, écoutant les moindres bruits autour de nous.

Après un moment, la porte d’entrée a fait un léger cliquetis, comme si quelqu’un essayait de tourner la poignée. Mon sang s’est glacé. J’ai tendu la main pour vérifier le verrou, mais il était bien fermé. On s’est toutes serrées les unes contre les autres, la panique montant. Puis un bruit sourd a résonné dans l’entrée, suivi de petits coups répétés contre la porte. C’était trop. Sarah a pris son téléphone et a appelé son oncle qui était dans le même immeuble , expliquant en chuchotant la situation. Il nous a dit qu’il viendrait tout de suite.

Les coups ont cessé, laissant un silence pesant derrière eux. Puis, au bout de quelques minutes, des pas lents ont résonné dans le couloir juste devant la porte, comme si quelqu’un traînait les pieds, tournant autour de l’appartement. On retenait toutes notre souffle. Quand son oncle est arrivé, on a bondi pour ouvrir la porte, espérant que sa présence calmerait la situation. Il nous a dit qu’il avait inspecté les alentours, mais qu’il n’y avait rien ni personne. Il semblait un peu agacé et a tenté de nous rassurer, nous disant que c’était probablement des voisins qui s’amusaient, que le bruit pouvait résonner d’autres appartements. Mais quand il est parti, on est restées là, peu rassurées, regardant la porte avec appréhension. Il devait être près de deux heures du matin quand on a commencé à se détendre, épuisées par le stress. Juste quand on pensait que tout était fini, Chloé a pointé du doigt une chose qui nous a toutes glacées : un mot griffonné sur la vitre du salon, écrit de l’intérieur, dans la buée de la condensation. On pouvait lire distinctement le mot “VIENS”.

On a toutes hurlé et on s’est précipitées hors de l’appartement, sans même réfléchir. On a couru dans la cage d’escalier et on a décidé de dormir toutes chez Sarah, qui habitait à deux pâtés de maisons. Le lendemain, quand on est revenues chez moi pour récupérer nos affaires, la buée avait disparu, et il ne restait aucune trace des lettres sur la vitre.

Depuis cette nuit-là, on n’a jamais vraiment reparlé de l’incident, mais une chose est sûre : je n’ai plus jamais dormis dans l’appartement je n’arrive plus à y mettre un pied …

C’est pas finis malheureusement, si c’était que ça …

Quand j’ai quitté l’appartement, je pensais que de le mettre en location pour avoir un revenu supplémentaire. Mais rapidement, les choses ont pris une tournure étrange.

Mon premier locataire, un jeune homme dans la trentaine, semblait ravi de l’endroit au début. Il était sérieux, stable, et tout allait bien les premières semaines. Jusqu’au jour où il m’a appelé, un peu hésitant. Il m’a dit qu’il avait des “impressions étranges” dans l’appartement. Quand je lui ai demandé ce qu’il voulait dire, il est resté vague, mentionnant simplement un “sentiment de présence”, surtout la nuit. Comme il ne paraissait pas trop perturbé, j’ai mis ça sur le compte de son imagination. Mais, quelques jours plus tard, il m’a rappelée pour me dire qu’il déménageait. Il n’a pas voulu en dire plus, mais j’ai senti qu’il était pressé de partir. Je n’ai pas trop réfléchi suite au traumatisme que j’avais eu et j’ai trouvé quelqu’un d’autre rapidement, une femme d’environ 40 ans. Elle était douce, calme, et semblait prête à s’installer pour une longue période. Mais elle n’est restée qu’un mois. Elle aussi, elle m’a appelée un soir, paniquée. Elle m’a expliqué que des choses bizarres se passaient dans l’appartement. Elle entendait des pas dans le couloir, alors qu’elle était seule. Un soir, elle a même entendu un bruit sourd, comme un meuble qu’on déplaçait, mais quand elle est sortie de sa chambre pour voir, tout était en place. Elle m’a raconté aussi que parfois, elle sentait un souffle froid dans son cou, comme si quelqu’un se tenait juste derrière elle. Je me souviens de sa voix, tremblante au téléphone. Elle a insisté pour quitter les lieux immédiatement, et je n’ai pas voulu la retenir, même si ça me paraissait étrange.

À ce stade, j’avoue que j’étais un peu mal à l’aise. Deux locataires partis pour des raisons similaires, ça commençait à faire beaucoup. Mais je n’y croyais toujours pas vraiment, alors j’ai mis l’appartement de nouveau en location. Le troisième locataire, un jeune couple, semblait un peu plus terre-à-terre et avait hâte de s’installer.

Mais là encore, ça n’a pas duré. En quelques semaines, ils m’ont appelée, complètement paniqués. Ils ont affirmé qu’il se passait des choses inexplicables. La nuit, ils entendaient des bruits venant du plafond, des chuchotements indistincts, et des coups contre les murs. Ils ont même remarqué, à plusieurs reprises, que les portes s’ouvraient et se fermaient toutes seules. Mais ce qui les a définitivement décidés à partir, c’est ce qui est arrivé une nuit. La femme s’était réveillée, sentant quelque chose de froid contre elle, comme une main qui la frôlait. Elle a ouvert les yeux et a cru voir une silhouette sombre, debout au pied de leur lit. Elle a hurlé, réveillant son compagnon, mais en un clin d’œil, la forme avait disparu. Traumatisés, ils sont partis dès le lendemain.

Depuis, je me pose de plus en plus de questions. Ce n’est pas normal que trois locataires successifs, des personnes différentes, aient toutes ressenti quelque chose d’étrange. Moi-même, quand j’y repense, je me souviens de quelques nuits où j’avais eu du mal à dormir, une sensation d’étouffement parfois, comme si l’air devenait lourd sans raison. Mais j’avais toujours mis ça sur le compte du stress ou de l’imagination. Et pourtant, maintenant, je commence à me demander… Je me demande si quelque chose ou quelqu’un est resté là, dans cet appartement, même après mon départ subite. Une présence, une énergie qui, d’une manière ou d’une autre, ne semble pas vouloir le quitter. Est-ce que je devrais appeler quelqu’un pour “nettoyer” l’appartement ? Est-ce que je devrais abandonner et ne plus le louer ? Franchement, je ne sais plus. Mais une chose est sûre : je n’y remettrai jamais les pieds toute seule…

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