Salut à tous. Je vous écris aujourd’hui pour vous raconter une histoire qui me hante encore. Ce n’est pas un creepypasta, ni un scénario de film. C’est arrivé à ma copine Manel et moi ( selim ), il y a un peu moins d’un an. Et si ça peut aider quelqu’un à se méfier, à écouter son instinct, alors tant mieux.
Tout a commencé une nuit banale. Manel et moi étions allés dîner dans un petit resto à la sortie de la ville. En repartant, le parking était quasiment vide. Il y avait juste un type appuyé contre une vieille voiture grise. Il ne faisait rien de spécial, mais il nous fixait. Assez longtemps pour que ça me reste en tête.
Quelques jours plus tard, Manel m’a confié qu’elle avait l’impression d’être suivie en rentrant du boulot. Un homme, même carrure que celui du parking, qui marchait à bonne distance derrière elle. Pas tous les soirs, mais suffisamment pour qu’elle finisse par changer de trajet.
On aurait pu s’arrêter là. Se dire que c’était une coïncidence. Jusqu’à ce que la première lettre arrive.
Pas un message sur les réseaux. Une lettre manuscrite, glissée dans sa boîte aux lettres. Juste son prénom dessus. À l’intérieur :
“Tu es encore plus belle en vrai qu’en photo. J’aime te regarder rentrer.”
C’était bref. Mais clair.
On a contacté la police. Ils ont pris note, mais nous ont dit qu’en l’absence de menace directe ou de violence, c’était compliqué. Ils ont gardé la lettre, et basta.
Puis il y a eu la première photo. Manel l’a trouvée pliée en deux, coincée sous le paillasson. Une photo d’elle. Récente. Prise à la volée, sûrement avec un téléphone. Elle était à l’arrêt de bus, téléphone à la main. Elle ne s’en souvenait même pas.
Là, la peur a vraiment commencé à s’installer.
On a décidé de ne plus rester seuls. On est allés vivre chez mes parents quelques temps. On pensait que ça calmerait les choses. Mais quelques jours plus tard, une nouvelle lettre est arrivée, dans la boîte de mes parents cette fois.
“Tu crois que tu peux me fuir ? Je sais où tu es.”
Manel ne dormait plus. Moi non plus, pour être honnête. On a installé des caméras autour de la maison. Je faisais des rondes tard le soir, parfois au milieu de la nuit, juste pour vérifier.
Et une nuit. je l’ai vu.
Il était là, à quelques mètres, à moitié caché derrière une haie en bordure de trottoir. Debout. Immobile. Quand j’ai ouvert la porte, il a commencé à partir doucement. Pas à courir. Comme s’il me testait. Je n’ai pas réfléchi : j’ai foncé.
Il s’est mis à courir à travers le quartier. Je l’ai poursuivi sur plusieurs rues. Il était rapide, mais pas assez. J’ai réussi à le plaquer au sol entre deux voitures.
Il s’est débattu, bien sûr. Mais j’ai tenu bon, et j’ai appelé la police avec mon téléphone.
Quand ils sont arrivés, ils l’ont embarqué directement. Il avait sur lui plusieurs photos de Manel, dans une enveloppe. Toutes prises à différents endroits de la ville. Pas de notes bizarres. Juste des photos. Et aucune explication.
On a porté plainte. On a donné tout ce qu’on avait. Les lettres, les photos, les vidéos de la caméra où on le voit s’approcher.
Mais après ça, plus rien.
La police nous a dit qu’il avait été “placé en garde à vue”, qu’une enquête était ouverte. Et puis silence. Aucun procès, aucune suite à notre plainte. On a insisté, on a relancé, mais on n’a jamais su s’il avait été relâché, interné, ou simplement laissé dehors avec un rappel à la loi.
Depuis, on a déménagé. Nouvelle ville, nouveaux numéros, pas d’adresse visible en ligne. On fait attention à tout. Mais parfois, dans un moment calme quand je remarque une voiture stationnée un peu trop longtemps, ou qu’un inconnu me regarde un peu trop fixement, je sens cette vieille angoisse remonter.
Alors à toi, le type qui a volé notre sommeil, notre tranquillité, notre insouciance : Prie pour que je te revois jamais
submitted by /u/LeConquerantTurk
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