Bonjour à tous,
je m’appelle Rayane (ce n’est pas mon vrai prénom), et comme beaucoup ici, je consomme énormément de threads horreur, notamment ceux racontés par Squeezie.
J’ai appris que certaines histoires venaient directement d’ici, alors je me suis dit que c’était peut-être le bon endroit pour raconter l’une des expériences les plus étranges et dérangeantes de ma vie.
Ce n’est pas une histoire de fantôme.
Pas de screamers.
Juste quelque chose de réel. Et c’est justement ça qui la rend flippante.
Les faits se sont déroulés quand j’étais très jeune, mais ce n’est que bien plus tard que j’ai compris à quel point cette histoire était anormale.
Le contexte
À l’époque, je vivais dans un pays du Maghreb avec mes parents, à cause de leur travail. On déménageait souvent, je n’avais pas vraiment de repères fixes.
Mon père est franco-marocain, ma mère est espagnole.
Chez moi, je parlais presque uniquement espagnol avec ma mère. Avec mon père, la communication était compliquée à cause de la langue. À tel point que, quand on sortait tous les deux sans ma mère, on avait souvent besoin… d’un traducteur.
J’avais environ 3 ou 4 ans.
Plus tard, on m’a diagnostiqué avec un trouble du spectre autistique (Asperger), ce qui explique beaucoup de choses… notamment ma réaction ce jour-là.
Le jour du souq
Un jour, mon père décide de m’emmener avec lui au souq.
Pour ceux qui connaissent, vous imaginez : la foule, les cris, les odeurs, les gens qui te frôlent sans s’excuser.
Très vite, j’ai paniqué.
J’ai commencé à pleurer, à me crisper, incapable de gérer tout ce qui m’entourait.
Mon père ne savait plus quoi faire.
Et c’est là qu’il a pris une décision… qui me hante encore aujourd’hui.
Il m’a laissé quelques instants avec une dame aveugle, assise près d’un mur, en lui demandant de me surveiller pendant qu’il s’absentait.
Elle avait une voix douce, rassurante. Je me suis calmé.
Mon père est parti.
La disparition
Quand il est revenu…
je n’étais plus là.
La dame aveugle expliquait qu’un homme s’était approché.
Qu’il avait dit être mon oncle.
Qu’il me connaissait.
Qu’il avait parlé avec assurance.
Personne ne s’est méfié.
L’homme m’avait pris la main.
Il m’avait donné quelque chose à boire.
Et c’est là que ça devient vraiment dérangeant.
Je me souviens de tout.
Je n’étais pas inconscient.
Je ne dormais pas.
Mon corps était lourd, mes jambes ne répondaient plus, mais ma tête fonctionnait parfaitement. J’entendais les voix, les bruits, les pas. Je voyais le sol défiler sous mes pieds.
J’étais prisonnier de mon propre corps.
L’abandon
L’homme a paniqué.
Il a dû entendre mon père crier mon prénom.
Il a dû voir l’agitation autour du souq.
Alors il m’a abandonné.
Pas au hasard.
Pas en pleine foule.
Juste à l’extérieur du souq, dans un endroit discret, presque invisible.
On m’a retrouvé peu après.
On a dit que tout allait bien.
Que j’avais eu de la chance.
Que c’était fini.
Mais ce n’était pas fini.
Le détail que personne n’a expliqué
Quand on m’a retrouvé, je ne pleurais pas.
Je ne parlais pas.
Je fixais le vide.
Et surtout…
je tenais quelque chose dans ma main.
Un petit morceau de tissu noir, comme arraché à un vêtement.
Les adultes ont dit que ça ne signifiait rien.
Ils l’ont jeté.
Des années plus tard, en consultant de vieux dossiers médicaux, j’ai appris quelque chose que personne ne m’avait jamais dit :
👉 Le produit qu’on m’avait fait avaler n’était ni banal, ni accessible localement.
👉 Il était dosé précisément pour un enfant de mon âge.
Autrement dit :
ce n’était pas improvisé.
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