Bonjour.
Je poste sur ce forum parce que les histoires qu’on y raconte sont celles qui se rapprochent le plus de ce que je vis actuellement.
Il y a deux ans, j’ai acheté une maison pour m’y installer avec ma femme et mon fils, qui a aujourd’hui trois ans. La maison était très vieille. Pendant presque un an, j’ai fait des travaux seul, venant chaque soir après le boulot, souvent jusqu’à tard dans la nuit. Malgré l’atmosphère étrange du lieu, je n’ai jamais rien remarqué d’anormal durant cette période.
La maison est divisée en deux niveaux. À l’étage, l’espace de vie que j’ai aménagé. En dessous, un vaste rez-de-chaussée servant de garage, composé de plusieurs pièces brutes, aux murs nus, traversés de tuyaux, envahis de toiles d’araignée. Lorsque nous avons emménagé, cet étage était vide. Nous n’y allons presque jamais, sauf pour y entasser des cartons et des objets inutiles.
Ce n’est pas qu’on s’y sente mal… mais on évite d’y rester.
Une nuit, sans raison apparente, je me suis réveillé. Une fois éveillé, j’ai toujours beaucoup de mal à me rendormir. J’ai donc tendu l’oreille, immobile, attentif au moindre bruit.
C’est alors qu’un bruit sourd, semblable à une porte qui claque violemment, a retenti dans le garage, juste sous moi.
Le problème, c’est qu’il n’y a aucune porte dans ce garage.
Pris d’un mauvais pressentiment, je me suis précipité à la fenêtre de la salle de bain qui donne sur le jardin. Rien. Aucun mouvement. Aucun bruit. Le silence total. Je me suis convaincu qu’un objet avait dû tomber. Je suis retourné me coucher. Personne ne s’est réveillé, sauf moi.
La nuit suivante, exactement la même chose.
Puis encore la suivante.
Je suis descendu inspecter le garage en plein jour : rien n’avait bougé. Aucun objet au sol. Et pourtant, le bruit revenait presque chaque nuit, toujours identique, toujours au même endroit. À force, cela a cessé de m’effrayer. J’ai fini par me dire que c’était un mystère sans importance.
Jusqu’à cette nuit-là.
Cette fois, au bruit sourd s’est ajoutée une voix. Faible. Étouffée. Comme un murmure. Elle semblait… parler toute seule.
Je me suis de nouveau posté à la fenêtre, persuadé que cela venait de la rue. Mais il n’y avait personne. Et la voix venait clairement d’en dessous.
Je me suis encore rassuré. Des passants, sans doute.
Mais la nuit dernière… quelque chose a vraiment changé.
Je me suis réveillé en sursaut. Le bruit était là, mais cette fois il se répétait, encore et encore, sans interruption. J’ai pris mon courage à deux mains et décidé de descendre au garage.
L’électricité n’y est pas encore installée. J’ai donc allumé le flash de mon téléphone et commencé à explorer les pièces une par une. Les ombres dansaient sur les murs. Chaque pas résonnait trop fort.
Arrivé dans la pièce la plus encombrée, j’ai entendu le murmure à nouveau.
Tout mon corps s’est figé.
J’ai demandé à voix haute s’il y avait quelqu’un.
Plus rien.
Un silence épais, oppressant. J’ai alors décidé de filmer, au cas où quelque chose se produirait. En manipulant mon téléphone, le flash s’est soudainement éteint. Noir complet.
Pris de panique, j’ai appuyé sur tous les boutons. Le flash s’est rallumé… puis s’est éteint aussitôt.
Et là…
La voix n’était plus au fond de la pièce.
Elle était tout près.
À quelques centimètres de moi.
Je ne saurais dire ce qu’elle murmurait, mais je sentais presque son souffle. La panique m’a submergé. Je me suis débattu dans l’obscurité, les mains glissant sur les murs froids, jusqu’à retrouver la sortie. J’ai claqué la porte, verrouillé, puis attendu dehors, dans le froid, pendant près d’une heure, guettant le moindre bruit, persuadé que quelque chose allait tenter de sortir.
Rien.
Avec le temps, j’ai commencé à douter de moi-même. Et si j’avais halluciné ? Tout semblait irréel. Je suis remonté à l’étage et me suis recouché sans faire de bruit pour ne pas réveiller ma femme. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Pourtant, aucun autre bruit ne s’est fait entendre.
Ce n’est qu’aujourd’hui, au travail, en repensant à cette nuit, que j’ai regardé les photos sur mon téléphone.
Et là…
J’ai cru m’évanouir.
Dans la panique, j’avais pris une photo. Une seule. Je vous la partage aujourd’hui.
Ce soir, en rentrant, j’ai fouillé le garage de fond en comble, à la lumière du jour. Chaque recoin. Chaque pièce. Il n’y avait absolument rien.
Je ne sais pas si je réussirai à dormir cette nuit. Je n’en parle surtout pas à ma femme. Si je le fais, nous faisons nos valises dans la minute.
J’espère simplement ne plus jamais entendre ce bruit.
Dites-moi…
Qu’est-ce que vous feriez à ma place ?
submitted by /u/Yoush30
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