Je ne sais pas trop comment commencer, mais j’ai besoin de poser ça quelque part.
Au collège, j’avais une amie qu’on va appeler A. Elle sortait avec un garçon, S. On était proches. Je n’aurais jamais pensé que les choses prendraient une tournure aussi sombre.
En 3e, S m’a agressée sexuellement. C’est quelque chose que j’ai porté longtemps en silence, que j’ai eu du mal à formuler, à comprendre, à digérer. J’ai tenté d’en parler, mais tout s’est effondré derrière.
Quand je suis arrivée au lycée, j’ai recroisé A. Au début, c’était juste de la distance. Puis ça a tourné à l’hostilité. A a commencé à me rabaisser, à m’insulter, à dire que je mentais sur ce que j’avais vécu. Elle a commencé à convaincre d’autres personnes que j’avais tout inventé.
Pendant trois ans, elle m’a humiliée, isolée, rabaissée, parfois publiquement. Elle a été cruelle, vraiment. Quand elle a quitté le lycée, j’ai cru que c’était fini.
Mais ensuite, j’ai eu de gros problèmes de santé. Et je dois me rendre régulièrement dans un hôpital pour me soigner. Le problème, c’est qu’A travaille là-bas.
Elle m’a vue. Elle m’a reconnue. Et au lieu de me laisser tranquille, elle m’a pris en photo à mon insu, dans un moment où j’étais malade, vulnérable, fragile. Puis elle a partagé cette photo à ses amis pour se moquer de moi.
Elle n’a jamais présenté d’excuse. Elle persiste à dire que je suis le problème.
Ses amies ont aussi participé à ma descente aux enfers. L’une d’elles, qu’on va appeler S aussi, a fabriqué de fausses preuves pour me faire passer pour une menteuse. Une autre, M, nous a harcelés pendant plusieurs mois : rumeurs, fausses accusations, et même fausses nudes fabriquées pour m’humilier publiquement.
Aujourd’hui, on n’est plus au lycée. Mais elles continuent. Encore et encore. Elles trouvent des moyens de me nuire, de me salir, de me faire passer pour ce que je ne suis pas. On leur a demandé de me laisser tranquille, plusieurs fois. Rien à faire.
J’ai porté plainte. Vraiment. Mais ça n’a rien donné. Et aujourd’hui, je suis fatiguée. Je suis blessée. Et je n’ai plus trop d’espoir.
Je ne poste pas ça pour qu’on me plaigne. Je poste ça parce qu’il faut que ce soit dit. Parce que ce genre de chose, ça détruit des gens. Et qu’on minimise trop souvent la violence psychologique, la méchanceté gratuite, la cruauté organisée.
Merci de m’avoir lue.
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