J’ai libéré un djinn — Partie 3 (Version Hardcore) : Même l’imam a fui

C’est pas juste une malédiction.
C’est une occupation.
Je ne suis plus chez moi.
Dans ma tête. Dans mon corps. Dans mon putain d’appartement. Tout ce que j’étais est devenu un terrain conquis.

Et maintenant, même ceux censés me sauver… sont terrifiés par moi.

Le corps change.

Ça a commencé il y a une semaine. Ma peau pèle. Pas comme une brûlure… plus comme si elle se détachait pour laisser autre chose en-dessous. Une seconde peau, plus sombre. Plus épaisse. Parfois elle bouge toute seule, comme si elle respirait.

J’ai perdu 7 kilos. Mais mon ombre, elle, est devenue plus large.
Oui. Mon ombre.
Elle ne suit plus mes mouvements.
Parfois, elle reste là, figée. Parfois… elle regarde autre chose que moi.

Il écrit par mes mains.

Chaque matin, je retrouve des feuilles noircies de symboles. Arabes, berbères, akkadien, parfois même des glyphes que personne ne reconnaîtrait. Une fois, j’ai montré ça à une prof de ma fac.

Elle m’a bloqué.
Elle m’a juste dit :“C’est pas du langage humain. Je veux pas savoir ce que tu fais. Supprime mon numéro.”

L’imam

J’ai fini par chercher de l’aide.
Un ami m’a recommandé un vieil imam, respecté, discret, qui connaît “les choses de l’invisible”. Il s’appelle cheikh Nadir.
Il est venu.
Pas un exorciste de YouTube. Un vrai. Vieille école. Il a senti l’ambiance dès qu’il a mis un pied chez moi.

Il s’est arrêté sur le pas de la porte, fronçant les sourcils. Puis il a murmuré :“Ce n’est pas un simple djinn. C’est un Ifrit. Et il a faim.”

Il a refusé de boire quoi que ce soit, s’est assis en tailleur, a sorti son Coran. Il a commencé à réciter la sourate Al-Baqara à voix haute.

Au bout de 4 versets, les lumières ont explosé.
Littéralement. Ampoules brisées. Une onde de chaleur a traversé la pièce.
Et une voix, grave, rauque, infernale, a rugi dans les murs :“Ce n’est pas ton domaine, vieil homme.”

Cheikh Nadir a pâli. Il a arrêté de lire.
Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit :“Ce n’est pas une possession. C’est une infiltration. Il a tissé son être avec le tien. Vous êtes… liés par le pacte de la libération. Il ne partira pas. Pas sans prix.”

Puis il a ajouté, presque à voix basse, la phrase qui m’a glacé le sang :“Si tu continues… tu ne seras pas juste damné. Tu deviendras lui.”

Il me dévore de l’intérieur.

Je ne dors plus. Et quand je m’endors, je me réveille avec du sang dans la bouche.
Pas le mien.

Des oiseaux morts sont apparus sur mon balcon. Alignés. Symétriques.
Comme une offrande inversée.

Et chaque nuit, j’entends maintenant ma propre voix, dehors, dans la rue, chanter des prières à l’envers.
Je me suis enregistré. J’ai écouté. Ce n’est pas une langue humaine.
C’est une invocation.
Je crois que le djinn utilise ma voix pour appeler d’autres comme lui.

La vérité que l’imam m’a cachée

Avant de partir, cheikh Nadir m’a glissé une feuille dans la main. Une page arrachée d’un vieux manuscrit.
Dessus, une ligne traduite :“Celui qui brise le sceau devient le réceptacle. Et à travers lui, le monde s’ouvrira.”

Ce n’était pas une malédiction.
C’était un plan.
Un plan depuis longtemps écrit. Je ne suis pas possédé.
Je suis une antenne. Une porte.

Et elle est en train de s’ouvrir.

Le final approche

Je n’ai plus de reflet.
Des versets apparaissent dans mon sang quand je me coupe.
Le djinn rit chaque fois que j’essaie de prier.

Et ce soir…
Ce soir j’ai rêvé de moi-même, assis dans mon salon, les yeux noirs, entouré de dizaines d’ombres… et je murmurais :“Je suis prêt. Traversez.”

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