Bonjour, je tiens à préciser que cette histoire n’est pas la mienne, mais celle de ma mère, il est donc possible que certains des détails restent flous. Cette histoire se déroule dans les années 90 à paris, mais avant de vous raconter ce qu’il s’est passé, laissez moi vous donner quelques informations importantes à la compréhension de cette histoire. Ma mère est quasiment aveugle, c’est en partie à cause d’une maladie qu’elle a eu dans le ventre de sa mère, elle a 0/10 a l’œil droit et 1/10 a l’autre. C’est un handicap et il est évidemment reconnu comme tel, mais ça confère des avantages qui lui ont peut-être sauvé la vie ici. Elle a par conséquent une ouïe extrêmement développé qui compense la perte de l’un de ses sens, et elle connaît l’endroit où elle habite comme sa poche, pour taper le code de son immeuble, elle n’a pas besoin de voir les chiffres. Depuis, ma mère a déménagé, mais lorsqu’elle a obtenu son premier travail, elle a été muté à paris et se logeait dans un petit appartement rue d’Hauteville dans le dixième arrondissement. Il est important de dire que son immeuble était juste en face d’un poste de la garde républicaine (ce n’était pas la garde républicaine mais un corps d’armée qui n’existe plus aujourd’hui, j’en ai oublié le nom, assez similaire et aussi prestigieux que la garde républicaine) De retour d’une soirée, et elle a décidé de rentrer à pieds chez elle car il n’y avait plus de métro, au départ elle passait par des rues toujours animées, mais plus elle se rapprochait de chez elle, plus la foule disparaissaient, si bien qu’à dix minutes de son immeuble, la rue était presque désertes. Comme dit précédemment, elle a une excellente ouïe, et elle entendit un homme marcher à une trentaine de mètres derrière elle. On conçoit facilement que c’est inquiétant pour une femme seule, qui ne voit rien la nuit, d’entendre une personne marcher juste derrière elle, mais parfois c’est juste de la paranoïa causée par toutes les atrocités qu’on peut entendre aux infos. Ce qui inquiéta fortement ma mère ici, ce n’est pas de savoir qu’un homme marchait derrière elle, c’est que cette homme avait exactement le même rythme de pas qu’elle. Aussi, son instinct lui criait qu’elle était en danger de mort, elle m’a expliqué que c’était la première et la seule fois qu’elle a ressenti une telle sensation. Ma mère ne croit pas aux délires d’aura ou quoi, mais elle pense qu’on peut ressentir si les intentions des autres sont bonnes ou mauvaises, en d’autres termes, la bienveillance et la malveillance. Malgré toutes les rencontres assez étranges et angoissantes qu’elle a pu avoir, elle n’avait jamais senti d’intentions aussi malveillantes, c’était même pire que cela, c’était malsain. Pour confirmer ces doutes, ma mère a eu une idée, elle allait changer son rythme de pas, elle a d’abord légèrement ralenti, l’homme ralentit aussitôt pour se caler sur son nouveau rythme. Elle a ensuite légèrement accéléré, l’homme a fait de même. Plus de doute possible, il la suivait. Pour sortir de cette situation, ma mère n’avait qu’un échappatoire possible, pour accéder à son immeuble, il y avait un « décrochage » qui permettait de ne pas être vu pendant quelques secondes Quand elle allait passer ce décrochage , elle devra foncé jusqu’à la porte de son immeuble, rentrer le code à toutes vitesse et claquer aussitôt la porte derrière elle. Une fois arrivé à l’angle droit, elle mis son plan à exécution, et grâce à sa mauvaise vue qui était normalement un handicap, elle connaissait la position des chiffres du code de la porte ce qui lui a permis d’accéder à son hall d’entrer. A peine rentrée dans le hall de l’immeuble, elle n’a même pas eu le temps de souffler, l’homme qui l’a suivait avait été surpris mais l’avait coursée, par chance, la porte de l’immeuble s’était fermée avant qu’il ne puisse rentré. Il a d’abord tenté d’ouvrir la porte de l’immeuble, puis de l’enfoncer. Ma mère était pétrifiée à la vue de se spectacle et n’arrivait plus à bouger. Elle habitait dans un vieil immeuble, la porte pouvait céder à tout moment. Elle entendit soudain une voix très forte venir de l’autre bout de la rue. C’était un membre de la garde républicaine d’en face qui avait été alertée par le bruit, il a crié sur l’homme, mais ma mère, de nouveau en l’état de se mouvoir, s’est précipité dans son appartement sans entendre ce qu’il s’est dit, mais elle a cru comprendre que la garde avait ordonné a l’homme de partir sur le champs. Un fois chez elle, elle a verrouillé la porte et a eu du mal a s’endormir cette nuit la. Elle n’a jamais alerté la police de ce qu’il s’était passé, elle n’a pas pu voir le visage de l’homme, et la police n’aurait jamais ouvert une enquête, comme il ne s’est rien passé.
On ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire, néanmoins ma mère une hypothèse assez plausible. Plusieurs années après cette nuit là, elle a entendu parlé de l’arrestation d’un homme, connu sous le nom du tueur de l’Est parisien (si cela vous intéresse il a une page Wikipedia qui lui ait dédié), le profil de ses victimes était très similaire à celui de la mère, des femmes seules et plutôt jeune dans la majorité des cas, et sa façon d’agir était également extrêmement similaire, il agissait de nuit, suivait les femmes jusque dans un endroit isolé, les violaient en leur mettant un couteau sous la gorge puis les poignardaient. Évidemment, cela reste une supposition, mais il y a beaucoup de similitudes, ce tueur en série avait déjà commis ses méfaits dans le 10eme arrondissement, et le moment où s’est déroulée la rencontre corresponds aux années d’activité du tueur. Ça ne reste qu’une supposition, mais peut-être que ce soir là, ma mère a rencontré un tueur en série
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