Je ne me souviens plus exactement de l’année, mais c’était juste avant le Covid, quand on était encore au collège. Chaque été, notre cousine venait passer deux mois chez nous. Ce soir-là, comme tous les soirs, on était ma sœur, ma cousine et moi à promener le chien de mes parents, un gros bouvier bernois nommé Jupiter.
On prenait toujours le même chemin derrière les maisons. Il n’y avait personne d’autre que nous. Le chemin faisait le tour des maisons, et il y avait un seul arbre en plein milieu. Rien d’étrange d’habitude.
La balade se passait normalement. On discutait, Jupiter reniflait l’herbe et faisait ses besoins. Puis on est arrivées à l’arbre. On avait un peu la flemme de marcher longtemps, alors on a décidé de juste tourner autour de l’arbre et de rentrer.
Quand on a fait demi-tour, un silence bizarre est tombé. Un silence lourd, qui faisait froid dans le dos. Sans savoir pourquoi, j’ai ressenti un besoin soudain de me retourner.
Je l’ai fait. Et là… j’ai vu une silhouette noire. Elle était pendue à la branche de l’arbre. Une corde entourait son cou. Elle nous fixait. Mon cœur s’est arrêté. Je me suis tournée vers ma sœur et ma cousine. Elles étaient figées, blêmes, comme moi. On n’osait pas parler.
La peur nous a submergées. On a couru aussi vite qu’on pouvait. Ma cousine a lâché la laisse, mais Jupiter nous a suivies. On a foncé jusqu’à la maison, essoufflées, et on s’est enfermées dans notre chambre, tremblantes.
On est restées un long moment silencieuses, chacune essayant de comprendre ce qu’elle venait de voir. On avait peur de parler, comme si dire le mot à voix haute pouvait faire revenir cette image.
Quand on a repris notre calme, on a commencé à se raconter ce qu’on avait vu. Et là, on a découvert quelque chose d’incroyable on avait toutes les trois vu exactement la même chose. La même silhouette, un garçon recouvert d’une longue cape noire, capuche sur la tête, pendu à la branche, nous regardant depuis les hauteurs. Et chacune de nous avait ressenti le même besoin de se retourner à ce moment-là.
Quelques jours plus tard, on est retournées à l’arbre. Rien. Tout était normal.
On s’est dit que c’était peut-être notre imagination, qu’on avait trop regardé de films d’horreur. Mais le fait que ce qu’on avait vu et ressenti ait été exactement le même pour nous trois reste un mystère. Aujourd’hui, on en rit, et on lui a même donné un surnom qui est resté depuis : l’Arbre Maudit.
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