Le Black Horror : sous-genre cinématographique ou lecture politique de l’horreur américaine ?

Le Black Horror : sous-genre cinématographique ou lecture politique de l’horreur américaine ?

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Salut,
je viens de bosser sur une analyse assez longue sur le Black Horror / Horror Noire — ce courant de l’horreur qui place l’expérience noire au centre du récit, non pas comme gimmick mais comme moteur narratif et politique.

L’idée de départ est simple : « Black history IS Black horror » (Tananarive Due).
L’horreur fonctionne différemment quand elle part d’une histoire marquée par l’esclavage, les lynchages, les sundown towns ou la violence institutionnelle. D’où un genre où les personnages noirs ne sont plus sacrifiés en premier, mais survivent, résistent, et deviennent sujets de leur propre récit.

Quelques points clés que je développe :

  • Le rôle fondateur (et toxique) de Birth of a Nation (1915) dans la construction du “monstre noir”.
  • Le basculement avec Night of the Living Dead (1968) : héros noir, survie… puis exécution finale par une milice blanche.
  • La Blaxploitation horror (Blacula, Ganja & Hess, Sugar Hill) comme réappropriation du monstre.
  • Le tournant industriel et culturel avec Get Out (2017), puis Us et Nope.
  • Le débat actuel : horreur cathartique vs “trauma porn” (Them, Antebellum, etc.).

Du coup, j’aimerais lancer la discussion :

  • Pour vous, le Black Horror est-il un sous-genre à part entière ou une grille de lecture politique de l’horreur US ?
  • Où placez-vous la limite éthique entre représentation nécessaire du trauma et exploitation spectaculaire ?
  • Des films ou séries qui, selon vous, incarnent parfaitement le genre… ou au contraire le ratent ?

(Si certains veulent creuser, j’ai la version complète de l’article, je peux la partager en commentaire.)

submitted by /u/Glass_Obligation171
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